| sortie de l'université vers la maison des missionnaires |
Premiers jours à Santo Domingo de las Tsáchilas et à l'université PUCE ; tout y est nouveau et pour utiliser un euphemisme un peu enivrant.
Les premières personnes que je rencontre sont Graciela et Enid. Graciela est ma locatrice, une adorable docteuresse de l'université, qui m'héberge gracieusement pour ces 6 mois. Elle est Equatorienne et travaille à la PUCE depuis ses débuts voir même avant lorsque Mgr Emilio Stehle entrepris d'aider au développement de la ville alors nommée Santo Domingo de los Colorados. Enid est une jeune barcelonaise, arrivée le 3 mars, qui donnera des cours de littérature aux étudiants. Tout comme moi, c'est sa première véritable expérience d'enseignement : quel soulagement de savoir qu'on pourra s'épauler entre bleu du secteur !
Les trois premiers jours se passent à rencontrer les gens de l'université, être présenté, essayer d'avoir une vision claire des arcanes de la PUCE (qui est en réalité un ensemble d'universités en Equateur, et forme même en Amérique Latine le réseau PUCx). L'université PUCE est dérigé par les frères Jésuites mais la succursale de Santo Domingo l'est par les missionnaires Idente). Outre cette apprentissage "universitaire", Myriam la responsable des relations internationales (et donc ma responsable) à le plaisir (ou la charge :p) de me faire découvrir la ville. Santo Domingo se présente comme une ville assez étalée avec un centre ville concentré à l'intérieur de deux anneaux routiers. Durant cette escapade en voiture, une série de consignes pleuvent avec quelques exemples hauts en couleurs : première consigne, ne pas s'aventurer au delà de ces anneaux ; deuxième, ne pas arborer d'objets de valeurs au risque de se les faire voler (souvent à l'aide d'armes à feu) ; troisième, s'aventurer dans le marché couvert sans sac (vol à la tire sinon), ...
Par chance, un parc où l'on peut faire quelques activités physiques se situe à deux patés de maison, tandis qu'un centre commercial (genre américain) trône de l'autre coté, quasiment à l'entrée de la vieille ville.
Ma locatrice habite au sein de la mutualista Sebastián Bénalcazar (conquistador espagnol qui aida Francisco Pizarro à prendre Quito en 1534) laquelle se situe donc en bordure est de la ville (20 minutes à pied du centre et à une heure de l'université qui se trouve à l'opposé). Au sud de la ville, rien de particulier, tandis qu'au nord se situe le terminal terrestre (gare d'autobus) et le cimetière. Au nord-ouest, se trouve le jardín botanico puis à l'ouest el cerro Bombolí (petite montagnette en bordure du centre ville) ainsi que l'université.| bâtiment central de la PUCE |
Une fois ces premiers repères pris, il ne me restait plus qu'à préparer le plan des cours que je dispenserai aux étudiants à partir du 19 mars : les fameux syllabus ! Pour chaque matière, le professeur doit faire un plan des enseignements contenant les méthodes d'apprentissage, les exercices ou devoirs prévus, la notation, ... bref, un véritable calvaire fort utile !
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